Plan Climat : Utilisons l’énergie solaire !

L’association propose et interpelle une nouvelle fois Mme Bouchart, Présidente de l’agglomération et M. Sery, Conseiller délégué de l’agglomération sur l’avancement et les actions du Plan Climat de Grand Calais. Les villes sont responsables de plus de 60% des émissions de gaz à effet de serre elles peuvent agir. Notre territoire, l’un des premiers menacés par les risques engendrés par le changement climatique mériterait d’être exemplaire et moteur, pour son avenir et celui de ses habitants.

Le texte reproduit ci-dessous a été envoyé par courrier à la Présidente de l’agglomération Grand Calais Terres & Mers.

Objet : Actions Plan Climat Énergie Territorial (PCAET) de Grand Calais Terres & Mers. Plan d’actions du gouvernement pour développer l’énergie solaire photovoltaïque.

Madame la Présidente,

Nous nous permettons de vous interpeller une nouvelle fois dans le cadre de l’élaboration du Plan Climat Énergie Territorial (PCAET) de Grand Calais Terres & Mers et du contrat territorial pour la relance et la transition écologique, réflexions sur lesquelles, contrairement à ce que prévoit la loi, les citoyens ne reçoivent toujours aucune information.

Le gouvernement vient d’annoncer un plan d’actions pour développer l’énergie solaire photovoltaïque visant à installer d’ici 2025 mille projets photovoltaïques sur des terrains publics. Les terrains dégradés présentant des enjeux limités en termes de biodiversité et de paysage seront particulièrement ciblés ainsi que les délaissés autoroutiers.

Par ce courrier nous vous demandons, Madame la Présidente, d’intégrer ce potentiel de développement d’énergie durable sur notre territoire à travers une réponse à cet appel à projet gouvernemental. En effet les friches, le cas échéant polluées, comme délaissés routiers sont nombreux sur Grand Calais.

Pour ce faire, et plus généralement pour le développement de la production d’électricité durable sur notre territoire, nous vous demandons également d’engager, pour les citoyens du Calaisis et leurs emplois de demain, la création d’une structure locale capable de porter cette politique territoriale en faveur d’une électricité locale et durable (régie locale ou société publique locale de développement des énergies durables). Dans ce cadre, les potentialités de notre territoires permettant par exemple le déploiement de systèmes solaires sur les bâtiments publics et privés existants pourraient être utilisées. Idem pour l’ensemble des filières d’énergies durables (bois, énergie hydraulique, pompes à chaleur, éolien…).

Afin de discuter de telles actions potentielles du plan climat de notre agglomération, dont les actions relatives au traitement des fumées toxiques de navires ou à la transition écologique du port évoqués à travers d’autres échanges avec vous, pour lesquelles nous avons rencontré le député de notre circonscription, notre association souhaiterait rencontrer les élus chargés de l’élaboration du plan climat afin de discuter de ces sujets. Pouvez-vous nous indiquer dans quelles conditions une telle rencontre pourrait être organisée ?

En attente de réponses à nos demandes, certains de votre attention sur ces questions essentielles de santé, de sécurité publiques, de transition écologique, de résilience et d’avenir du territoire, à votre disposition pour tout complément de concertation, nous vous prions d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Compte rendu de l’entrevue avec la sous-préfète de Calais

Les notes ci-dessous sont issues de l’entrevue avec la sous-préfète de Calais du 13 octobre 2021.

Déboisements liés à la gestion de la frontière

Association 4C : Demande d’arrêt des coupes systématiques de boisements.
Sous-préfecture : Rappel de l’état déplorable des lieux après leur occupation suite à cette politique aux frontières. Rien n’est récupérable. Après défrichement la nature reprend ses droits et c’est encore mieux. Ce n’est pas lié à la politique aux frontières mais à l’occupation des lieu.
Association 4C : Demande des résultats d’analyse de la végétation pouvant rester après nettoyage. Demande à ce que le nettoyage soit circonscrit aux zones atteintes, et non sur les parcelles entières. Les dégradations constatées sont la conséquence d’une présence humaine dont les besoins vitaux ne sont pas pris en compte. Quand on a des budgets spécifiques pour financer des murs et des barrières liés à la politique aux frontières on peut prévoir aussi des budgets spécifiques pour financer des arbres détruits par la politique aux frontières. Pour compensation des puits de carbone disparus, demande de compensation (50000 arbres en complément des programmes portés déjà par la région un peu plus de 17000 et les communes 1000/an) dans le cadre d’un volet spécifique des budgets de l’État alloués à l’agglomération.
Sous-préfecture : Invitation à venir voir nous même l’état de la végétation. L’État ne peut pas financer quelque chose qui n’est pas dans le projet de la collectivité, tel un plan de boisement qui ne figure pas au plan climat.

Futures actions potentielles des 4C : Demande d’analyse de ces boisements, même sur les zones à urbaniser qui n’ont pas de projet pour l’instant. Information de la collectivité de la possibilité dans le cadre de cette politique menée aux frontières et d’un éventuel plan de boisement de l’agglomération de demande de financement par l’État d’un volet spécifique « compensation puits de carbone politique aux frontières ».

Contrat de relance et de transition écologique

Association 4C : La circulaire du 20 novembre 2020 demande que les citoyens, les acteurs locaux et les associations soient associés à l’élaboration de ce contrat de territoire. Ce n’est pas le cas.
Sous-préfecture : Deux axes dans ce futur contrat « développement économique » et « axe vert ». Le conseil de développement a été consulté et dans ce conseil de développement figurent des citoyens, des acteurs locaux et des associations.
Association 4C : Remarque sur la nécessité pour une cohérence et une efficacité des politiques publiques menées pour la redynamisation des quartiers prioritaires de la ville, les quartiers, les cœurs de ville (action cœur de ville d’un plan d’urbanisme à l’échelle de l’agglomération, mettant le PLU de Calais en compatibilité avec le SCOT notamment et le développement des zones périphériques en cohérence avec ces volontés de redynamisation des quartiers et cœurs de ville. Les surfaces ouvertes à l’urbanisation sur l’agglomération dans son ensemble sont supérieures à celles programmées au SCOT. Ouvrir à l’urbanisation de nouveaux secteurs sur Hames-Boucres par exemple sans avoir un projet d’aménagement et de développement durable de l’agglomération va à l’encontre de ces politiques publiques pour la ville et les quartiers. Le PLU de Calais n’est ni compatible avec le SDAGE ni avec le SCOT. Cela conduit à des consommation foncière excessives et une fragilité des grands permis de construire ou d’aménager. Il faudrait que l’État lie l’attribution des financements du contrat de territoire et l’approbation d’une éventuelle carte communale à l’engagement du plan d’urbanisme intercommunal (PLUI), pour la carte communale de sa compatibilité avec le projet d’aménagement et de développement durable de ce futur plan d’urbanisme intercommunal. Seul le CRTE de Calais n’est pas encore signé. Pourquoi  ?
Sous-préfecture : En matière d’urbanisme, la collectivité fait ce qu’elle veut. La potentialité d’une carte communale est une lacune législative dans laquelle la collectivité peut se lancer. Pour le CRTE de Calais, c’est parce que les montants sont importants.

Futures actions potentielles des 4C : Demande de rencontre du conseil de développement et d’information sur ce contrat de relance et de transition écologique et avis des 4C sur ce contrat. Prochain « grand permis d’aménager ou de construire » : demande d’instruction en compatibilité avec le SCOT et le SDAGE. Si ce n’est pas le cas, évaluation d’une action en justice. Carte communale de Hames-Boucres : demande au préfet de ne signer cette carte communale qu’en cohérence avec un plan local de l’habitat approuvé et opposable et d’un projet d’aménagement et de développement durable de l’agglomération adopté.

Calais Log Invest et Amazon

Association 4C : Ces autorisations de construire compte tenu de la non compatibilité du PLU avec le SCOT et le SDAGE, de l’inexistence de mesures de compensation agricoles et environnementales, de la non instruction au regard du SCOT sont illégales.
Sous-préfecture : Cela ne se reproduira plus en matière de compensation agricole. La législation sera appliquée.

Futures actions potentielles des 4C : Prochain « grand permis d’aménager ou de construire » : demande d’instruction en compatibilité avec le SCOT et le SDAGE. Si ce n’est pas le cas, évaluation d’une action en justice.

Fumées toxiques de navire

Association 4C : Évocation de l’existence d’une technologie de traitement des fumées de navires. L’État peut-il aider à l’évaluation et au développement de cette technologie, ou d’une autre comparable à travers une aide de l’ADEME par exemple ?
Sous-préfecture : Éventuellement, les 4C seront informés dans quel cadre cela pourrait se faire.

Futures actions potentielles des 4C : Information de Grand calais Terres et Mers pour éventuelle intégration au plan climat.

Dépôt d’amiante à Licques

Association 4C : Où en est l’enquête ?
Sous-préfecture : La municipalité de Licques a fait le nécessaire et la totalité des morceaux d’amiante ont été ramassés.
Association 4C : (La chute qui s’annonçait était que l’affaire était close.) Les 4C ne s’en contenteront pas. Il y a eu délit environnemental. Y aura-t-il sanction, et laquelle ?
Sous-préfecture : Ce sont les employés communaux qui ont déposé ces déchets.
Association 4C : Nous souhaitons que soient éclaircies la responsabilité, donnée pour l’instant comme pleine et entière de ces personnes dans cet épandage. Les échos qui émanent des citoyens sur place semblent montrer que ce n’est pas aussi limpide. Y a -t-il une enquête ? Où en est-elle ? Nous évoquons une enquête de gendarmerie. Y a-t-il eu plainte ? Par qui ? La maire, afin d’éviter le débat, ayant déclaré publiquement que cette affaire était au tribunal.
Sous-préfecture : Nous promettons de revenir vers vous après plus d’investigations.

Futures actions potentielles des 4C/EPAC : Rester en lien avec le groupe de citoyen·ne·s qui a suivi l’affaire de près. Suivre le dossier. Si pas de réponse satisfaisante de la sous-préfecture, relancer directement la DREAL, que nous avions saisie.

Port de Calais, Plan Climat, article de Nord Littoral « une solution pour laver les fumées des ferries » (suite)

Le texte reproduit ci-dessous a été envoyé par courrier à la Présidente de l’agglomération Grand Calais Terres & Mers, faisant suite à sa réponse à notre premier courrier sur ce sujet.

Objet : Port de Calais – Plan Climat Air Énergie Territorial Grand Calais Terres & Mers – Article Nord Littoral du 30 août 2021 : « une solution pour laver les fumées des ferries »

Madame la Présidente,

Nous vous remercions beaucoup de l’attention que vous avez bien voulu apporter aux questions de santé publique et d’emplois de demain portées dans notre courrier du 10 septembre dernier.

Votre transmission de ce dernier à la région, propriétaire du port, espérons le, sensibilisera un peu plus cette institution, dont vous avez charge de vice-présidence, sur ces sujets. Nous avions déjà eu l’occasion de lui en faire part à travers notre correspondance du 6 avril 2021 et une rencontre de M. Petit directeur du port et du littoral . La réponse est restée, malheureusement pour notre territoire plus qu’évasive en nous renvoyant à une consultation d’ATMO . Nous craignons que ce soit encore le cas.

Vous le savez cependant, le port de Calais est à Calais et c’est notre agglomération Grand Calais Terres & Mers qui mène l’élaboration de son Plan Climat Air Énergie Territorial, outil de planification ayant pour objectifs d’atténuer le changement climatique, y préparer la population, développer les énergies renouvelables maîtriser la consommation d’énergie et traiter la qualité de l’air.

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Port de Calais, Plan Climat, article de Nord Littoral « une solution pour laver les fumées des ferries »

Le texte reproduit ci-dessous a été envoyé par courrier à la Présidente de l’agglomération Grand Calais Terres & Mers.

Objet : Port de Calais – Plan Climat Air Énergie Territorial Grand Calais Terres & Mers – Article Nord Littoral du 30 août 2021 : « une solution pour laver les fumées des ferries »

Madame la Présidente,

Dans un article en date du 30 août 2021, le quotidien local, Nord Littoral, s’est fait l’écho d’une technologie susceptible d’améliorer sensiblement la qualité de l’air respiré par nos concitoyen.nes, par les touristes qui fréquentent notre nouvelle station balnéaire, par les enfants qui jouent sur notre plage.

Bien entendu, a priori, la flotte actuelle doit répondre aux normes qui lui sont imposées. Cela reste toutefois à démontrer puisque aucune information ne nous est donnée à ce sujet. Le Plan Climat en cours d’élaboration devrait être un outil de contrôle de ces normes et d’information de la population sur cette question.

Malgré ce respect potentiel de la réglementation nationale, chacun.e de nos concitoyen.nes et chaque touriste pourtant le constate quotidiennement : les panaches de fumées toxiques que les vents dominants, de moins en moins d’Ouest, rabattent sur l’ensemble de notre ville, sur la digue et sur la plage, sont récurrents.

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Licques : Les 4C et l’EPAC mettent à jour un dépôt illégal de matériaux amiantés

Alertées par des habitant·e·s de Licques que la mairie avait procédé, sur un chemin de randonnée, à un épandage de morceaux de plaques de fibrociment (amiante) en dehors de toute procédure normale, nos deux associations de protection de l’environnement, EPAC (Environnement et PAtrimoines du Calaisis) et les 4C (Citoyennes et Citoyens du Calaisis pour le Climat) ont mis en demeure il y a deux semaines la maire de Licques de leur donner des explications en réponse au courrier envoyé, ce qu’elle n’a pas fait à ce jour. Les conséquences de cet épandage sur la voie publique sont graves, non seulement pour l’environnement, mais aussi pour la santé des personnes ayant cassé et manipulé sans protection ces plaques. La mairie reconnaît néanmoins implicitement la faute puisque, depuis notre courrier, elle a procédé au barriérage du chemin et en a interdit l’accès par arrêté, et depuis hier, une entreprise de désamiantage procède au nettoyage du chemin pour plusieurs jours. Personne ne pourra croire à l’ignorance de l’autorité municipale concernant la présence d’amiante dans ces plaques anciennes, présence que les riverains ont fait confirmer par une analyse en laboratoire. Pourquoi ne pas avoir fait dès le départ les choses dans les règles ? Sans l’intervention citoyenne relayée par nos deux associations, rien n’aurait été connu. Redisons-le, les habitant·e·s du Calaisis ne doivent pas hésiter à nous saisir lorsqu’un problème se pose. De telles pratiques doivent être portées à la connaissance du public. La presse a été informée, les autorités environnementales vont l’être…

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Raso-rama à Coquelles, ou la politique de la terre brûlée et du mépris des habitants du Calaisis

Cette lettre ouverte a été envoyé par courrier au préfet du Pas-de-Calais et aux élus de l’agglomération Grand Calais Terres & Mers.

Après Calais, Coquelles. Les « autorités » continuent les abattages systématiques d’arbres, arbustes et bosquets naturels simplement parce que, faute d’une politique d’accueil digne, des centaines d’exilés tentent de s’y abriter. La préfecture, soutenue par des élus, les déloge, et rase les bois ou sous-bois où ils étaient. Une politique de la Terre Brûlée, stupide, nauséabonde, indigne des enjeux majeurs du XXIème siècle que sont le changement climatique et la solidarité, et qui mobilise sans la moindre efficacité des millions d’euros chaque année.

  • Une politique qui précarise toujours davantage le quotidien de personnes exilés ;
  • Une politique qui par ricochet, et pour rien, dégrade durablement le cadre de vie naturel dont les habitant·e·s auraient bien besoin en ce moment ;
  • Une politique qui méprise le vivant, humains comme plantations ;
  • Une politique où l’État et des collectivités locales tournent le dos à leurs propres obligations et engagements en matière de lutte contre le changement climatique, de préservation de l’environnement et de la biodiversité, en détruisant par exemple ces haies vives pendant la période de nidification, ou en ne compensant pas ces destructions par des plantations.

Des services de l’État et des collectivités locales qui n’hésitent pas à habiller d’enjeux de protection, d’ordre public ou encore de propreté les actions qu’ils commettent. Lorsque Coquelles achète un terrain dans l’unique but d’en expulser les migrants qui l’occupent pacifiquement, ça en dit long sur la notion de bien public. Les coquellois apprécieront peut-être cette utilisation de l’argent public.

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220 personnes ont marché pour une vraie loi climat

Le 28 mars 2021 a eu lieu le retour du mouvement climat dans la rue à Calais et dans toute la France. Un mouvement intergénérationnel et engagé qui ne lâchera rien jusqu’à ce que des mesures nationales et territoriales ambitieuses soient prises. Notamment en mai si la loi climat n’est pas à la hauteur.

Marche pour une Vraie Loi Climat, un Vrai Plan Climat

À l’occasion de l’appel des 19 et 20 mars 2021, lancé par le mouvement Youth For Climate, les Citoyennes et Citoyens du Calaisis pour le Climat (Les 4C) interpellent une nouvelle fois les élu·e·s de Grand Calais Terres et Mers sur le Plan Climat Air Énergie Territorial. Le 28 mars, à la veille de l’entrée du texte de loi à l’Assemblée Nationale, ils appellent à une mobilisation générale des citoyen·ne·s et des élu·e·s du Calaisis pour exiger une politique territoriale et une loi climat à la hauteur de l’urgence écologique que nous vivons.

Aujourd’hui, la détresse de la jeunesse est immense face la crise écologique et sanitaire, face à l’actuelle loi Climat, parfait exemple de l’« écologie » de façade. Désarroi, solitude et désespoir, voilà à quoi se résume en France et sur notre territoire le quotidien de milliers d’étudiant·es, de lycéen·ne·s, d’apprenti·e·s, ou de jeunes travailleur·se·s. Depuis des mois, voyant leurs repères d’avant, leur modèle de société stoppé et compromis pour l’avenir, beaucoup sombrent dans la précarité et leur équilibre physique et psychique se détériore. Déjà, avant la crise sanitaire, la situation était grave, aujourd’hui elle devient alarmante.

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Le Développement Durable à Calais et Grand Calais Terres & Mers : une politique du pompon de manège et du greenwashing !

Le Développement Durable définit comment organiser la ville en prenant en compte la protection des générations futures. C’est un concept déjà largement dépassé par rapport à la situation dramatique que nous connaissons. Mais le « greenwashing », c’est pire ! Malheureusement, notre territoire en fait bon usage !

Les rapports de Développement Durable devraient s’attarder sur les actions réellement mises en place pendant les deux dernières années, avec une évaluation permettant aux élus de définir les orientations politiques et les choix budgétaires dans ce domaine pour les deux années à venir. Tel n’est pas le cas.

Télécharger le rapport 2019-2020 de la ville de Calais (3,5 Mo). Consulter les précédents rapports de la ville de Calais et de l’agglomération Grand Calais Terres & Mers.

La ville et l’agglomération ne proposant pas de vision politique globale permettant de rendre leurs actions cohérentes entre elles pour leur donner le sens écologique primordial qu’il faudrait, le développement durable se traduit pour elles par un catalogue d’actions sans fil sans fil conducteur ni suite, dont certaines fantaisistes par rapport à la thématique.

En réalité, notre territoire aujourd’hui sérieusement menacé par le changement climatique, en est encore à l’écologie des pots de fleurs et de l’économie d’impression papier.

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Calais Log Invest : nous demandons des mesures compensatoires et un projet de territoire plus économe en consommation d’espaces agricoles et naturels sensibles

Le texte reproduit ci-dessous a été envoyé par courrier à la Présidente de l’agglomération Grand Calais Terres & Mers et au Préfet du Pas-de-Calais.

Objet : Recours gracieux à propos du permis de construire de Calais Log Invest
En pièce-jointe : Demandes détaillées

Madame la Présidente, Monsieur le Préfet,

Le permis de construire de la société « Calais Log Invest », déposé fin 2019 en mairie de Calais, porte sur 10 hectares de bâtiments, 16 hectares d’imperméabilisation sur un total de 20 hectares en zone agricole humide, pour l’accueil d’un trafic routier supplémentaire de 550 camions et 600 véhicules légers par jour sur notre territoire.

Actuellement, à travers le Schéma de Cohérence Territorial (SCOT) du Calaisis ce sont près de 450 ha de terres agricoles qui seront supprimées pour l’extension de l’urbanisation, soit environ l’équivalent de sept exploitations agricoles sur une quinzaine d’années. La commune de Calais après cette consommation n’en comptera plus que 200 ha sur un territoire de 3350 ha soit 6 % de la surface communale.

Compte tenu des risques accrus au vu de l’accélération du changement climatique, notre association considère que ces consommations excessives de terres doivent cesser, ou a minima, ne peuvent être envisagées sans assurer concrètement sur le Calaisis les compensations agricoles et environnementales prévues par la loi sur l’eau, le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) Artois Picardie et la loi d’avenir pour l’agriculture du 13 octobre 2014.

Que ce soit dans le cadre des autorisations de construire, urbanisme et loi sur l’eau, ou celui du contrôle de légalité préfectoral portant sur ces autorisations, nous demandons la mise en œuvre effective et rapide de ces mesures compensatoires.

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